Imaginez que vous êtes immortel

Imaginez que vous êtes immortel. Imaginez ceci une seconde, et dites-vous que vous êtes tout puissant. Vous pouvez créer des mondes, les observer, les contrôler, les anéantir. Ceci peut être intéressant, mais tôt ou tard vous désirez de passer à autre chose. Étudier le réel qui vous entoure devient inintéressant. Par-dessus tout, vous avez accès au Savoir dans sa totalité. Finalement, vous vous ennuyez et votre éternité devient de plus en plus insipide. L’immortalité, la toute puissance et l’omniscience deviennent un fardeau pour vous.

Et que faites-vous ? Vous créez un nouveau monde. Non, tout un univers. Vous fixez des règles de référence, réglez les paramètres. Et vous rentrez vous-même dans le jeu.

Votre personnage est choisi au hasard. Par défaut, il est doté d’un minimum de connaissance et d’aptitude physique du réel qui l’entoure. La mémoire du réel est effacée entièrement – ceci est primordial pour une immersion efficace. Le processus du jeu a une fin – au moins ici, pour quelque temps, vous pouvez sentir le charme de la mortalité, l’ignorance et l’impuissance. Vous pouvez ressentir toute la plénitude du goût.

Enfin, vous êtes presque heureux. Vous jouissez d’un excellent graphisme, d’une imprévisibilité du sujet et du processus de la quête du sens de tout ceci. Et seulement une nostalgie éphémère pour quelque chose de perdu ou d’oublié, vous incite à soulever pensivement la tête vers les cieux …

2 thoughts on “Imaginez que vous êtes immortel

  • 21 November 2016 at 23:40
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    En effet cela rejoint totalement la théorie de ”l’univers simulé”.
    Le tout est de savoir : Suis-je le joueur ? Ou simplement un PNJ ?
    Si un simple cerveau humain est capable de créer une réalité simulée – ”les rêves”, alors en effet nous sommes en droit de nous poser des questions.
    Est ce que la totalité de ce monde n’est qu’une simulation ? Ne suis je que la représentation 3D de l’idée d’un autre ”être” maître du jeu ?
    Et si l’on pousse la réflexion encore plus loin, on rejoint encore plus la théorie ”d’univers simulé”.
    Grâce aux dernières recherches, on se rend compte que tout n’est qu’énergie et vibrations de l’information sous sa forme la plus pure. Cela ressemble à si méprendre (de mon point de vu) à du binaire. Bien-sûr à un niveau plus poussé.
    Qu’en pensez vous ?
    N’hésitez pas à me corriger je ne fais qu’exprimer tant bien que mal ma pensée.

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    • 24 November 2016 at 00:30
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      Vous faites référence à des notions intéressantes dans votre commentaire. Effectivement cet article qui est connexe à ce que l’on nomme l’hypothèse de simulation peut aussi être rapprochée de certains éléments de votre réponse, notamment ce que l’on nomme le principe holographique qui d’après Leonard Susskind stipule que “La quantité maximale d’informations contenues dans un volume d’espace ne peut être plus importante que celle qui est emmagasinée à la surface de ce volume où une quantité élémentaire, ou « bit », d’informations occupe un quart de la surface dite de Planck”((Leonard Susskind, « L’Univers est un hologramme », propos recueillis par Franck Daninos, La Recherche, no 427 (1er février 2009), p. 38)). Entre autre, un des résultats de cette théorie serait que l’univers est un hologramme défini, ou plutôt codé par de l’information (donc forcément des bits, le bit étant l’unité de base de l’information) à sa surface. Ainsi la seule chose qui existerait vraiment serait la surface de l’univers quand le volume ne serait qu’une projection de l’information qui y est contenue (à sa surface) en hologramme. Il est vrai qu’à cela on peut rajouter et croiser ce principe avec celui de la théorie des cordes et les fameuses vibrations.

      Nous avions prévu dans un futur assez proche d’étudier ces thématiques qui sont incontournables lorsque l’on se fixe comme objectif de maîtriser l’information dans tous ses aspects.

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